L'école à la maison ou la création d'une culture commune ?


Le corona virus est en train de bouleverser en quelques semaines toute l’organisation de la mondialisation ; il nous oblige à revisiter nos modes de production, nos chaines de valeurs et nul ne sait pour l’heure quels seront les impacts réels de cette crise planétaire sur notre économie et nos modes de vie. Il n'est plus question de danger des écrans, de réseaux sociaux et de smartphones omniprésents et nocifs. Le numérique se frotte aujourd'hui à une réalité : le besoin.

 

Certes, le contenu se doit d'être riche et varié (vidéo, animations, modalités d'interactivité...), avec une pédagogie plus complexe que celle de l'exposé linéaire, ce qui requiert des moyens importants et l'acquisition d'un savoir-faire spécifique. Cependant, nous sommes là dans une expérience à grande échelle, confrontés à nos contradictions, confrontés aux vrais problèmes de l'enseignement : l'intérêt que trouvera l'élève et l'attention qu'il portera, la place de l'autonomie intrinsèque aux propositions d'apprentissage, la relation avec toutes les médiations qui permettent d'apprendre, les outils virtuels qui peuvent pallier les besoins techniques par exemple des lycées professionnels, la relation entre tous les membres de la communauté éducative dont les parents...

 

Nous pouvons déjà nous rendre compte de l’évolution des relations entre l’école et la famille. Bien sûr, la réactivité de chacun sur les réseaux ou sur les messageries contribuent à cette évolution positive.. A la fin de cette période, nous pourrons mettre en commun nos expériences respectives et voir combien le numérique nous a rendu un grand service et nous a permis d’être moins seuls..

 

Un véritable enjeu est là : créer par ces interactions une véritable culture commune éducative où le numérique prend toute sa place !